Exposition photographique

Cette exposition photographique met en lumière 24 femmes aux parcours différents et aux diverses activités. Elles ont toutes le même point commun : défendre l’entrepreneuriat au féminin. Sur cette page, retrouvez toutes leurs interviews et leurs conseils pour se lancer dans le monde de l’entrepreneuriat. 

Marion Alexandre

Marion Alexandre est créatrice et fabricante de papiers peints dans les Landes. A la base, Marion est architecte d’intérieurs et a décidé de monter sa société en 2020. Elle a eu l’idée lorsqu’elle travaillait pour un restaurant, elle a voulu personnaliser le papier peint et donc de là est parti sont premier dessin. Puis son dessin, c’est transformé en collection. « J’ai commencé par un BTS design d’espaces avec une année de mise à niveau en art appliqué. Puis, j’ai changé de voix pour faire un BTS esthétique cosmétique, donc pendant 2 ans j’ai fait j’ai été saisonnière dans un spa. J’ai été agent thermal et esthéticienne pendant 12 ans avant de finir une formation et de lancer à mon compte ». 

 

Votre métier représente-t-il une vraie passion pour vous ? 

« Oui complètement, le design d’espace de façon générale et l’aménagement des intérieurs sont des choses qui me passionne. J’avais pour ambition à l’origine de sortir ma marque de décoration, mais le papier peint du restaurant a été l’élément déclencheur du lancement de mon entreprise. »


Quels conseils donneriez-vous aux femmes qui souhaitent se lancer dans le monde de l’entrepreneuriat ?

« J’ai toujours envie d’encourager les femmes qui souhaitent se lancer dans ce monde-là. Je pense que s’entourer d’un autre groupe de femmes entrepreneures est une grande aide. Même si on ne fait pas les mêmes métiers, l’entrepreneuriat est un milieu assez à part, donc il est important qu’entre femmes on s’épaule et qu’on se soutienne. Il faut donc s’entourer des bonnes personnes en qui on peut avoir confiance ». 


Julie Tromas

Julie Tromas est une entreteneuse de 38 ans qui a créée l’institut de beauté Boudoir 86 à Poitiers. Elle a suivi des études professionnelles avec un bac pro vente, puis un CAP esthéticienne dans une école privée. Après avoir travaillé pour un grand groupe pendant 14 ans, Julie ne trouvait pas de possibilités d’évolution dans son travail, elle a donc décidé de se mettre à son compte. « Depuis l’âge de 16 ans, j’ai envie d’ouvrir mon institut de beauté, j’en parlais déjà à mes copines au lycée ». 

 

Votre métier représente-t-il une vraie passion pour vous ? 

« Oui, je pense qu’avec les horaires qu’on fait, si ce n’est pas une passion, je ne tiendrais pas. C’est un sacrifice énorme. Je commence ma journée souvent vers 8h45 et je finis vers 19h30-20h. Il y a beaucoup de préparation dans mon activité que ce soit au niveau des soins, des cabines, des serviettes, etc. J’ai 4 salariés à gérer et je fais environ 3 à 4h de massage par jour ». 

 

Quels conseils donneriez-vous aux femmes qui souhaitent se lancer dans le monde de l’entrepreneuriat ? 

« Il faut être bien armé physiquement et psychologiquement, mais surtout être entouré des bonnes personnes ». 

 

Que pensez-vous de ce projet ?

« Je trouve cela super de mettre en valeur les différents types de métiers où sont présentes les femmes notamment ceux qui sont considérés comme des métiers d’hommes ». 

Léa Lhomer

Léa est une entrepreneuse restauratrice qui a repris un restaurant un Niort. Depuis ses 11 ans, elle se rend régulièrement manger dans ce restaurant avec sa famille, un restaurant qu’elle a toujours rêvée de reprendre plus. Quelques années plus tard, son rêve de petite fille se réalise, puisqu’avec son conjoint, ils ont repris ce restaurant. Auparavant, Léa a fait ses études dans l’école VATEL, une école d’hôtellerie/restauration dans laquelle elle a pu réaliser plusieurs expériences professionnelles notamment en Suisse. 

 

Votre métier représente-t-il une vraie passion pour vous ? 

« Oui, c’est une vraie passion pour moi. Ce qui me rend heureuse dans ce métier, c’est qu’on apporte aux gens un côté enchanté et on leur fait partager un bon moment. On met nos clients en relation avec des producteurs grâce à la créativité de notre chef. C’est un métier d’échanges et de rencontres. »

 

Votre journée type :  

« Mes journées sont toutes différentes et ne sont pas rythmées de la même façon. Je vais prendre comme exemple ma journée de demain. Je dois me réveiller aux aurores pour aller au marché pour faire mes approvisionnements auprès des petits producteurs. Ils sont tous regroupés au marché des Halles au centre de Niort. Ensuite, je vais au restaurant afin de mettre la marchandise en place pour que quand le chef arrive tout soit prêt pour lui, et qu’il fasse la transformation. A 8h30, mon chef cuisinier arrive, s’il a besoin d’aide en cuisine, moi ou mon compagnon va l’aider, pendant que l’autre prépare la salle. A 11h, c’est notre pause repas avant de commencer le service jusqu’à 14h ou 15h. Vers 18h, tout le monde revient et on recommence pour le service du soir, jusqu’à minuit ou 1h du matin. » 

 

Quels conseils donneriez-vous aux femmes qui souhaitent se lancer dans le monde de l’entrepreneuriat ? 

« Il faut apprendre à se mettre en position de force, pas dans un échange gagnant-perdant, mais il faut apprendre à savoir dire non. Je suis une personne qui n’aime pas le conflit, et qui aime faire plaisir aux autres, c’est d’ailleurs pour cela que je fais ce métier. Mais il faut tout de même se protéger. Ce n’est pas parce qu’on est une femme qu’on doit forcément dire oui à tout. »

Blandine Chemouni

Blandine est une entrepreneuse de 42 ans, qui a créé la marque de cosmétiques pour sportifs extrêmes « Jeewin ». Issue d’une formation initiale d’ingénieur en chimie, et un tour du monde de 8 mois en sac à dos, Blandine a décidé de se lancer dans l’entrepreneuriat. L’objectif de Jeewin est de servir les préparations, protections et récupérations des sportifs avant ou après l’effort. « Je suis de tempérament curieuse et touche à tout, j’aime prendre mes propres décisions ».

 

 

Quel est votre meilleur souvenir en tant qu’entrepreneuse ?

« J’ai plusieurs bons souvenirs, mais je pense que les meilleurs sont lorsque je suis sur les salons. Je travaille dans un domaine assez sympathique où il y a une bonne ambiance. Le fait de vendre des cosmétiques sportifs dans un monde assez masculin m’apporte de drôles d’anecdotes, certains pensent directement que je suis une esthéticienne par exemple ».

 

Que pensez-vous de ce projet ? 

« Je trouve ça super de mettre en avant les voix des femmes. On a tendance à se mettre en réserve en général, et nous avons souvent le complexe de l’imposteur. Quand je fais du networking et du réseautage, je suis amené à travailler avec beaucoup d’hommes, et là je trouve ça super d’être en relation avec d’autres femmes comme moi et de voir qu’elles ont les mêmes problématiques ». 

 

Quels conseils donneriez-vous aux femmes qui souhaitent se lancer dans le monde de l’entrepreneuriat ? 

« Malgré les différences de comportements de certains interlocuteurs quand ils s’adressent à une femme, il faut toujours rester fidèle à soi-même et avoir confiance en soi. Je pense que cela demande un certain nombre d’années. J’ai commencé mes premières activités assez jeunes et il faut quand même être assez forte mentalement et bien entourer pour traverser toutes ces épreuves. Il faut surtout garder sa ligne directrice et ses valeurs, et ne pas toujours écouter les conseils mais plutôt les analyser et prendre ses propres décisions ».

 

Sophie Albouy

Sophie est une opticienne qui vit à l’île d’Oléron en Charente-Maritime. Elle a ouvert la boutique « Optique et lunetterie de Sophie » depuis le 20 juin 2022. Depuis, 17 ans, Sophie exerce le métier d’opticienne. « En tant qu’opticienne, on fait beaucoup de choses : il y a de l’accueil, du montage, des examens de vue, … Maintenant en tant qu’entrepreneuse, je fais la comptabilité, je gère mes stocks, je fais l’inventaire pour la fin d’année. Comme je débute en tant qu’entrepreneuse, je fais des grosses journées parfois jusqu’à 23h. »

 

Quels conseils donneriez-vous aux femmes qui souhaitent se lancer dans le monde de l’entrepreneuriat ?

« Le conseil que je voudrais donner, est qu’en tant que femme nous avons une épée Damoclès donc il faut penser à sa famille. Je pense qu’avant d’entreprendre, il faut être bien entourée, il ne faut pas non plus se jeter tête baissée, il faut que son projet soit bien viable. Notre entreprise est comme un autre bébé, il faut beaucoup d’énergie, il y a des hauts et des bas mais il ne faut pas se laisser démonter et ne rien lâcher ». 

 

Votre meilleur souvenir en tant qu’entrepreneuse ?

« Ce qui m’a marqué et qui est un très bon souvenir, c’est le prêt Initiative Charente-Maritime car il m’a prouvé que mon projet était viable et que je pouvais me lancer. C’est un prêt qu’il faut préparer car on passe devant un jury, cela était un très bon souvenir. Un autre bon souvenir était l’inauguration de ma boutique. Là je me suis dit la bataille ne fait que commencer. »

 

Léa Vazquez

Léa Vazquez est une entrepreneuse chocolatière et pâtissière à Salies-de-Béarn qui à créer sa chocolaterie Fèves & Chocolats. A l’âge de 15 ans, Léa a commencé son apprentissage en pâtisserie, puis elle a passé son CAP chocolaterie à Hossegor. Elle a ensuite commencé à travailler dans plusieurs endroits de la région. Par la suite, Léa s’est retrouvée au chômage et a décidé d’ouvrir sa chocolaterie avec sa mère, une chocolaterie qui est à leur image. « On travaille les fèves de cacao qu’on transforme en chocolat, ce qui prend beaucoup de temps à la fabrication. »

 

Quelle est votre plus grande fierté dans votre travail ?

« Ma plus grande fierté aujourd’hui, c’est l’ouverture de ma chocolaterie. Ça n’a pas été simple au début, mais on a fini par y arriver. Ce qui est un petit compliqué dans l’entrepreneuriat, notamment dans mon métier, c’est qu’on est toujours tributaire des autres que ça soit pour la matière première, le packaging, …Les délais ne sont pas toujours respectés, ce qui peut être parfois compliqué. Cependant, tant qu’on aime ce que l’on fait c’est le principal, moi je suis passionnée par mon métier donc ce n’est pas un problème de me lever le matin et de travailler beaucoup. »

 

Quels conseils donneriez-vous aux femmes qui souhaitent se lancer dans le monde de l’entrepreneuriat ? 

« Le conseil que je pourrais donner aux femmes qui souhaitent se lancer, c’est croyez en vous. Ayez confiance en vous, car si on croit en notre projet, il n’y a pas de raison qu’on n’y arrive pas. Il faut juste se battre dans la vie et tout est possible quand on se donne les moyens. » 

Nawal Quinson

Nawal est une entrepreneuse fabricante de boisson à base de Kombucha. Elle a créé sa marque So-kombucha et met en vente ses produits sur son site web, mais également dans les magasins bio. « J’ai décidé de créer mon entreprise puisque j’ai eu un coup de cœur pour cette boisson que j’ai découverte en Amérique du Nord ».

 

Quelle est votre plus grande fierté dans votre travail ?

« Ma plus grande fierté dans mon travail c’est d’être partie de la page blanche et d’avoir réussi à créer cette marque avec tous ses parfums. C’est tout simplement génial. »

 

Avez-vous des associés dans votre entreprise ? Si oui, combien ?

« J’ai un formidable associé qui est mon mari. C’est une très belle aventure de couple et entrepreneurial ». 

 

Quels conseils donneriez-vous aux femmes qui souhaitent se lancer dans le monde de l’entrepreneuriat ?

« Osez ! Il faut essayer et aller de l’avant ». 

 

Votre citation préférée :

« Se donner du mal pour les petites choses, c’est arriver aux grandes avec le temps ». Etre persévérant. 

Claire Brunaud

Claire Burnaud est une entrepreneuse qui a créée « La Marmotte Gourmande », une biscuiterie biologique sans aucun allergène. Après 9 ans dans une pâtisserie dans la Recherche et Développement et responsable du service marketing, puis 4 ans dans une entreprise de produits animaliers, Claire a décidé de se lancer à son compte. « J’ai un papa qui a des allergies, et depuis petite je vois les difficultés que rencontre les personnes allergiques au quotidien et la frustration qu’ils peuvent avoir. Cette idée de concilier l’amour que j’ai pour la pâtisserie et faire des gâteaux pour tout le monde est venue à moi. Il m’a fallu 2 ans de travail pour développer le projet et me mettre à mon compte ». 

 

Quels conseils donneriez-vous aux femmes qui souhaitent se lancer dans le monde de l’entrepreneuriat ? 

« Être entourée ! Une femme qui va être seule à élever ses enfants, et n’a pas un bon entourage et une bonne stabilité va rencontrer des difficultés à gérer son entreprise. Moi je sors tous les samedis soir avec mes amis, cela me permet de décompresser et d’échanger avec eux afin de pourvoir relativiser. Etre à son compte, ce n’est pas toujours facile, il y a tous les aspects à gérer comme l’aspect financier. La rentabilité peut mettre plusieurs années à venir ».

 

Que pensez-vous de ce projet ? 

« C’est très bien car on ne met pas assez les femmes entrepreneuses en valeurs. Je trouve qu’en France, par rapport aux pays nordiques par exemple, on a tendance à dire que lorsqu’on travaille moins, on mérite moins son poste. Par exemple, avant j’étais cadre et si je ne travaillais pas 10h par jour je ne méritais pas de promotion, alors que le nombre d’heures ne change pas l’investissement que l’on peut avoir pour son travail. Je travaille encore beaucoup aujourd’hui, mais j’essaye de ne pas me laisser manger par mon entreprise. Il faut se mettre en tête que ce n’est pas parce qu’on passe 15h par jour à travailler sur son entreprise qu’elle ne va pas fonctionner. Je trouve donc ce projet très beau car il met en lumière une diversité de profils, de femmes et d’activités très intéressantes. »

Margaux Chalas

Depuis juin 2021, Margaux a ouvert son food truck de la mer « La cale Sèche » à Limoges. Margaux a commencé ses études par un Bac Scientifique, puis elle est partie à Paris dans une école supérieure de cuisine française dans laquelle j’ai passé mon CAP. « Je suis parti travailler dans les étoilés pendant 3 ans, puis je suis partie à La Rochelle pour me rapprocher de la mer. En 2015, j’ai changé de mode de vie et je suis devenu marin. J’ai passé un diplôme de marin, puis de capitaine de bateau. Je suis rentré dans une fondation nommée « Océan 71 », qui s’appelle maintenant « Octopus fondation » qui travaille sur les découvertes sous-marines. Puis, je suis devenue intendante pour une autre fondation suisse nommée « Race For Water », j’ai passé 3 ans avec cette fondation où je passais environ 6 mois par ans sur le bateau. J’étais donc marin et intendante et j’ai été jusqu’à Hong-Kong. J’ai eu un déclic, et j’ai décidé d’allier le milieu de l’intendance et de la cuisine, j’ai donc ouvert on foodtruck de la mer ». 

 

Quels conseils donneriez-vous aux femmes qui souhaitent se lancer dans le monde de l’entrepreneuriat ? 

« Il faut se préparer, surtout si on travaille avec des hommes mais aussi au regard extérieur. J’ai travaillé avec mon conjoint la première année et j’avais beaucoup de réactions qui pensaient que c’était lui le patron. En tant que femme, il faut qu’on fasse nos preuves et si on sait ce qu’on fait, je pense que tout est réalisable ». 

 

Que pensez-vous de ce projet ?

« Je trouve ça très bien si cela peut faire tomber quelques idées reçues et préjugés sur les femmes entrepreneures, mais aussi motiver d’autres femmes à s’engager. Personnellement, je ne me sens pas plus faible qu’un homme et je ne m’empêche pas de travailler et de me lancer lorsque j’ai une idée. » 

 

Manon Picot

Manon Picot est une entrepreneuse libraire qui a repris la librairie indépendante Lilosimages à Angoulême avec son associée Anaïs Combeau. C’est une librairie qui a 38 ans, c’est également la plus ancienne de la ville. Manon est libraire depuis 14 ans et a fait des études en métier du livre en spécialité librairie. Pendant 10 ans, Manon a travaillé à la librairie du musée de la Bande dessinée à Angoulême. 

 

Votre métier représente-t-il une vraie passion pour vous ?

« Oui, c’est indissociable pour les libraires. Le livre n’est pas un produit comme les autres, il nécessite beaucoup d’engagements et de sens pour le porter au quotidien. Pour pouvoir conseiller au mieux mes clients, je lis beaucoup, environ 130 à 140 livres par an. C’est un investissement personnel considérable. »

 

Quelle est votre plus grande fierté dans votre travail ?

« Ma plus grande fierté est d’avoir réussi à émerger un modèle de librairie de nouvelle génération. La démarche que l’on a à Lilosimages est une démarche radicale, qui tend à pouvoir proposer la défense des titres et des catalogues avec plus d’exigences. On a vraiment réussi à amorcer la pérennisation d’un modèle ce qui est vraiment une très grande fierté. » 

 

Quels conseils donneriez-vous aux femmes qui souhaitent se lancer dans le monde de l’entrepreneuriat ? 

« Comme dans tous les secteurs qui historiquement ne relevés pas d’une grande féminisation des métiers, le monde de l’entrepreneuriat est un milieu à l’origine majoritairement masculin avec des représentations et des biais de stéréotypes qui sont très prégnants. Il y a toujours une question de crédibilité à asseoir qui est beaucoup plus difficile pour les femmes que pour les hommes. Il faut donc imposer son expertise et son savoir-faire. Il ne faut rien lâcher et c’est en allant conquérir de plus en plus nombreuses, qu’on facilitera l’entrée des suivantes. Il faut que plus de femmes osent et se lancent. Il faut aussi revendiquer le droit à se tromper, à échouer et à la médiocrité. Il ne faut pas avoir de peur de ça parce que c’est grâce à nos erreurs que l’on apprend. »

 

Votre citation préférée :

« La précarité économique d’une librairie peut mener à un appauvrissement des idées. »

Sabine Françoise

Sabine FRANÇOISE est une entrepreneuse de 40 ans qui a décidé de se lancer à son compte en tant que taxi électrique dans le Lot-et-Garonne en septembre 2022. Après 17 ans en tant qu’ambulancière, elle décide de prendre un nouveau départ. « Je n’aurais pas pu porter des patients et pousser des brancards toute ma vie, il fallait que je me reconvertisse. J’ai choisi taxi car c’était le métier qui me correspondait le mieux, je voulais garder le contact avec la clientèle et les patients ».

 

Journée type : 

Les journées de Sabine sont très aléatoires et variées, car ses horaires ne sont pas fixes et varient en fonction du besoin de ses patients/clients à se déplacer. « Par exemple, hier j’ai travaillé du matin jusqu’à 15h, et après je n’ai repris que à 21h lorsque les trains sont arrivés puisque je travaille avec la gare ». 

 

Quelle est votre plus grande fierté dans votre travail ? 

« J’ai plusieurs grandes fiertés dans mon travail, je dirais que je suis fière d’être allé jusqu’au bout de ce que je voulais, d’avoir tenue le coup et d’en être arrivé là ». 

 

Quels conseils donneriez-vous aux femmes qui souhaitent se lancer dans l’entrepreneuriat ? 

« Si vous avez des rêves, des objectifs, des projets qui tiennent la route pour vous, foncez ! Vous en serez que satisfaites. Pour ma part, j’ai eu beaucoup de questions et jusqu’à la dernière minute je n’étais pas sûre de tenir le coup, mais je me suis fait accompagner. Aujourd’hui, je ne regrette absolument pas ! »

 

Que pensez-vous de ce projet ? 

« C’est génial ! J’ai adoré participer à ce projet, c’est bien de mettre les femmes à l’honneur ».

 

 

Jessica Barbosa

Jessica Barbosa est une jeune entrepreneuse qui s’est lancé dans le monde des travaux en tant que courtière avec la « Maison des Travaux ». Jessica est passionnée par son métier. Aujourd’hui, elle travaille avec énormément d’artisans et ses clients sont toujours satisfaits de son travail. 

 

Quel chemin vous a amené à choisir ce métier ? 

« Je me suis naturellement tournée vers ce métier parce que je suis issue d’une famille qui travaille dans le bâtiment donc j’ai de beaux projets de naître depuis mon enfance. C’était un métier qui allait de soi, c’était la suite logique puisque je baignais dedans et j’avais déjà le réseau professionnel et les connaissances techniques. »

 

Quelle est votre plus grande fierté dans votre travail ? 

« Aujourd’hui, ma plus grande fierté c’est l’ouverture de l’agence depuis quelques mois sur Bordeaux. Ensuite, c’est de pouvoir agrandir un petit peu plus nos équipes pour se développer toujours plus ; mais la plus grande fierté de mon métier ça va être l’accompagnement que je fais auprès de chaque particulier qui désire faire des travaux ».

 

Quels conseils donneriez-vous aux femmes qui souhaitent se lancer dans le monde de l’entrepreneuriat ? 

« Le premier conseil c’est de foncer, faites-le pour vous, c’est génial ! C’est une fierté personnelle incroyable, on se dépasse et on apprend à se connaître. Je le conseille si vous avez l’idée dans un petit coin de votre tête, faîtes la mûrir, lancez-vous, foncez, il ne faut pas hésiter une seconde ! »

 

Votre citation préférée :

« La vie c’est comme une bicyclette, il faut avancer pour ne pas perdre l’équilibre ». 

 

Emma Damen

Emma Damen est une jeune entrepreneuse coach sportive depuis 2012, qui a monté sa salle de sport et boxe de CrossFit dans les Pyrénées il y plus d’un an. 

 

Pourquoi êtes-vous passez du monde salarial au monde entrepreneurial ?

« J’ai toujours été salarié et auto-entrepreneure, j’avais les 2 statuts, mais ça faisait longtemps que je voulais quitter le salariat. J’avais envie de pouvoir prendre mes propres décisions, d’être libre sur pas mal de choses et puis d’avoir vraiment mettre mes propres valeurs dans mon métier ». 

 

Quels conseils donneriez-vous aux femmes qui souhaitent se lancer dans le monde de l’entrepreneuriat ? 

« Je conseil de pas forcément écouter tout le monde, de rester vraiment focus et si on y croit profondément, c’est sûr que ça va fonctionner. À partir du moment où on y croit et que ça a de la valeur, notre projet sera viable. Je conseille aussi de de s’accrocher évidemment, comme tout projet, que ce soit homme ou femme d’ailleurs, mais aussi de bien s’accompagner. S’accompagner des gens qui ont les mêmes valeurs la même énergie, qui nous poussent vers le haut et pas le contraire ».

 

Votre meilleur souvenir en tant qu’entrepreneuse ? 

« C’était les un an qu’on a fêté il n’y a pas si longtemps où j’ai vu un peu toute la communauté que j’ai créée autour de mon projet et des gens super contents de participer à ça. Puis, les premiers les adhérents aussi c’était super c’était une belle émotion aussi ».

Gwenaëlle Autexier

Gwenaëlle Autexier est une entrepreneuse de 39 ans qui vit à Poitiers avec son mari et ses 3 enfants. « J’ai créé Family’s Home en janvier 2021, cela va faire bientôt deux ans. Mon domaine d’activité est le service à la personne spécialisé dans la garde d’enfants à domicile, et soutient scolaire du CP à la troisième. »

 

Racontez-nous votre journée type :

Gwenaëlle ne se passe jamais de son téléphone pour ses journées de travail, c’est son meilleur ami ainsi que de son PC. « Ils sont au quotidien avec moi. Dès que je me réveille le matin, je regarde mon téléphone pour consulter mes mails et mes messages afin de m’assurer que toutes mes collaboratrices sont bien arrivées au sein des familles. »

 

Ses journées ne sont jamais rythmées de la même manière. Elle peut démarrer sa journée au bureau à 9h si tout se passe bien, mais aussi à 4h ou 6h du matin si une de ses collaboratrices est malade et qu’il faut la remplacer. « Je regarde ensuite mon logiciel avec le planning de la journée, puis j’organise le calendrier, je m’occupe des relations avec les parents. Ensuite, je réalise des bilans avec les salariés, les factures, les payes, la comptabilité, l’accompagnement des enfants : j’ai plusieurs casquettes tout au long de ma journée. Enfin, je ferme l’agence vers 18h et je rentre chez moi. »

 

Quels conseils donneriez-vous aux femmes qui souhaitent se lancer dans l’entrepreneuriat ?

« On peut avoir des aprioris sur l’entrepreneuriat comme le fait qu’entreprendre c’est surtout pour les hommes, on se demande si on va être capable, moi j’ai eu très peur. Pour mon exemple, j’avais peur mais très envie. J’étais entouré de femmes au niveau de la banque, de l’entreprise qui m’a aidé, mon expert-comptable, le Réseau Initiative Vienne, cela m’a donc conforté dans mon choix. Je me rends compte autour de moi, que beaucoup de femmes approchant la quarantaine comme moi, ont envie de changer de vie, de tester autre chose et se lancer dans l’entrepreneuriat ».

Séverine Bry

Séverine Bry est une agricultrice de 46 ans qui vit à Saint-Vaury dans la Creuse avec son mari et ses 3 enfants. Depuis janvier 2022, cette femme entrepreneuse s’est lancé dans le domaine de l’agriculture. « Nous avons 2 ateliers : un atelier naisseur engraisseur en bovin et un atelier naisseur engraisseur en porc ».

 

Quel chemin vous a amené à choisir ce secteur d’activité ? 

« À la base, je n’étais pas du tout dans le domaine agricole, mais après la naissance de mes derniers enfants, j’ai rejoint mon mari en tant que conjointe collaboratrice. Seulement, j’ai toujours dit que je ne voulais pas rester conjointe collaboratrice et que je voulais avoir mon propre atelier. Je me suis pris de passion pour l’agriculture et j’ai appris à connaître ce domaine. Nous avons maintenant grand espoir avec mon mari que notre fille nous rejoigne en septembre 2023 ».

 

Quelle est votre plus grande fierté aujourd’hui dans votre métier ?

Séverine et son mari font tout eux-mêmes et vendent leur production en vente directe. « Je fais tout de A à Z, on fait naître nos porcelets, les engraisse et ensuite les consommateurs peuvent manger ma production en vente directe ». 

 

Quel conseil donneriez-vous aux femmes qui souhaite se lancer dans l’entrepreneuriat ? 

« Osez ! » C’est le mot clef de Séverine dans sa réussite professionnelle aujourd’hui, qui se bat au quotidien pour les femmes notamment dans le domaine agricole. 

 

Que pensez-vous de ce projet ? 

« Je trouve que c’est très bien c’est très bien pour valoriser les femmes entrepreneuses et ce qui est encore mieux c’est que toutes les professions sont valorisées. »

Karine Loiseau

Depuis 2015, Karine, son marie et leurs enfants ont quittés leur vie en région parisienne pour reprendre l’entreprise familiale Pastels Girault dans le Périgord. « Nous sommes fabricants de pastels qui sont destinés aux Beaux-Arts. Nous fabriquons nos produits nous-mêmes dans notre atelier ».

 

Son parcours professionnel :

Pour en arriver jusqu’ici, karine a un parcours assez atypique. Elle a commencé par étudier dans une école hôtelière, c’est un domaine dans lequel elle n’est pas restée, puis elle a intégré une grande entreprise de transports parisiens. « J’ai travaillé une quinzaine d’années dans cette entreprise où j’ai occupé plusieurs fonctions de manager, de responsable qualité et de recruteuse. En juillet 2015, mon oncle m’a proposé de reprendre l’entreprise familiale. J’ai accepté car je voulais que l’entreprise reste dans la famille. Ce fût un changement radical car je ne connaissais ni la fabrication de pastels, ni le monde de l’entrepreneuriat ».

 

Votre métier représente-t-il une vraie passion pour vous ?

« Oui, je pense que cela doit être le cas pour beaucoup d’entrepreneures, mais je pense que je ne tiendrais pas sans la passion. C’est un métier assez magique puisqu’on fabrique des couleurs et cela plaît beaucoup aux gens. Nous avons un produit de grande qualité qui met toujours le sourire ». 

 

Quels conseils donneriez-vous aux femmes qui souhaitent se lancer dans le monde de l’entrepreneuriat ? 

« Ne vous posez pas trop de questions, c’est un peu bateau mais même si parfois c’est dure, finalement l’entrepreneuriat c’est beaucoup de bonheur. Je pense qu’aujourd’hui c’est soit on reste sur le bord de la route, soit on monte dans le train pour réussir. Il faut s’accrocher et se retrousser les manches, mais cela en vaut la peine ». 

Maud Fleury

Maud Fleury est à la tête de deux agences d’intérim nommée Temporis depuis 6 ans à Limoges, et Saint-Yrieix-la-Perche dans le département de la Haute-Vienne. Son parcours professionnel est très enrichissant pour en arriver jusqu’ici. « À l’époque, j’ai passé le concours de la NPE, ensuite je suis passé par Pôle Emploi où j’ai été chargée de missions auprès des jeunes de moins de 26 ans. J’ai été spécialisée également dans le recrutement sur le secteur de l’hôtellerie/restauration. Après 17 ans de bons et loyaux services, j’ai démissionné pour me mettre à mon compte ». Aujourd’hui, la plus grande fierté de Maud dans son travail est son équipe et le travail qu’elle réalise. 

 

Sa journée type :

Comme beaucoup d’entrepreneuses, Maud n’a pas réellement de journée type, elle possède plusieurs casquettes dans son métier. Toutes ses journées sont rythmées différemment, puisque c’est un métier dans lequel les imprévus font partis du quotidien. « Je prévois un planning, mais je n’arrive jamais à le tenir puisqu’il y a toujours des imprévus et des difficultés de dernière minute. C’est un peu le cas pour toutes les entrepreneuses, il n’existe pas réellement de journée type. C’est un peu au jour le jour ». 

 

Quels conseils donneriez-vous aux femmes qui souhaitent se lancer ? 

« Bien s’entourer notamment de professionnels comme un comptable, un banquier, ou encore un avocat. Il faut avoir confiance et trouver le bon interlocuteur. Il ne faut surtout pas hésiter à se faire accompagner par des professionnels de l’entreprise pour bien réussir ». 

 

Pourquoi avez-vous choisi de participer à ce projet ?

« Aujourd’hui en tant que cheffe d’entreprise, je remarque qu’il y a une majorité d’hommes, ce qui est dommage. Je pense que le monde de la création ou de la reprise d’entreprise fait un peu peur, d’autant plus si on est une femme car c’est un milieu considéré comme masculin. Pour moi, il est important de promouvoir la réussite des femmes, car on est capable de réussir autant que les hommes ». 

 

Alice Shaw

Alice Shaw est une entrepreneuse qui a fondé l’entreprise Vinéa énergie. Après avoir travaillé 10 ans dans le milieu du vin comme caviste ou assistante administrative pour un négociant, Alice a décidé de se lancer dans cette cause afin d’arrêter de brûler les pieds de vignes afin de limiter les émissions de CO2. « J’ai commencé à faire des études de lettres en Angleterre, donc absolument rien à voir, mais en parallèle de cela j’avais un job étudiant chez un caviste et j’ai découvert une vraie passion pour le milieu du vin. C’est ce qui m’a poussé à venir m’installer à Bordeaux pour travailler et me lancer dans l’entrepreneuriat et m’investir auprès des vignerons ». 

 

Quels conseils donneriez-vous aux femmes entrepreneuses qui souhaitent se lancer dans l’entrepreneuriat ?

« Le plus gros conseil que je peux vous donner c’est de se considérer comme une entrepreneure mais de ne pas faire la différence parce qu’on est une femme car on est sur le même pied d’égalité et donc nous avons les mêmes obligations, mais surtout les mêmes droits que les hommes ». 

 

Que pensez-vous de ce projet ?

« Je pense que c’est très chouette de donner l’occasion de mettre la lumière sur l’entrepreneuriat au féminin dans la région Nouvelle-Aquitaine. C’est aussi l’occasion de rencontrer pleins de belles personnes ». 

 

Votre métier représente-t-il une vraie passion pour vous ?

« Pour moi c’est vraiment une passion puisque cela me permet de m’impliquer dans la filière viticole auprès des vignerons, tout en défendant des idéaux environnementaux pour limiter l’impact environnemental qu’on peut avoir dans cette filière ».

 

Marie Dupeux

Depuis plus d’un an, Marie Dupeux a décidé de changer de vie et d’ouvrir son atelier de pâtisseries dans les Deux-Sèvres.  Ce métier représente une réelle passion pour elle, qui à la base n’étais pas du tout dans le monde de pâtisseries et qui a tout appris d’elle-même. Son objectif est de partager sa passion avec un grand nombre de personnes, c’est pour cela qu’elle a décidé de donner des cours de pâtisseries. « J’ai commencé par faire une fac de chimie ; dans laquelle j’ai obtenu ma licence. J’ai passé 7ans dans un grand groupe aéronautique en tant que technicienne qualité production fournisseurs et clients. Puis, je commençais à tourner en rond, alors j’ai décidé de passer mon CAP pâtisseries en candidat libre. Pendant un an, je me suis entraîné à réaliser des gâteaux, j’ai tout appris toute seule. Je ne voulais pas faire de la pâtisserie comme en boulangerie, où l’on doit se lever à 4h du matin. Je voulais en faire à mon rythme et ne pas avoir de contraintes qui ne correspondent pas à mon mode de vie ».  

 

Quels conseils donneriez-vous aux femmes qui souhaitent se lancer dans le monde de l’entrepreneuriat ? 

« Il ne faut pas avoir peur et qu’il faut y aller. Ce n’est pas parce qu’on est une femme, qu’on est moins compétente loin de là. Nous sommes capables de gérer plusieurs choses en même temps. On a souvent une fibre de protection qui nous empêche de se lancer, mais il ne faut pas hésiter à le faire. »

 

Que pensez-vous de ce projet ?

« Je trouve que c’est très bien aujourd’hui de mettre les femmes en lumières pour prouver que les femmes sont capables de se lancer dans l’entrepreneuriat et qu’il y a un vrai réseau féminin auquel s’accrocher et se serrer les coudes. Cela permet aussi de mettre en avant les nouveaux entrepreneurs et entrepreneuses, et cela aide au développement des entreprises ». 

 

Krisztina Perececsenyi

Krisztina est une entrepreneuse tapissière d’origine hongroise, qui vit en France depuis 2004. À la base, Krisztina a commencé par faire des études en mécanique agricole, puis elle est partie aux États-Unis et en Australie afin de trouver du travail. En Australie elle rencontre son marie, et le suit en France, là où elle découvre le métier de tapissière. « Je ne savais rien faire et ne connaissais rien à ce métier, c’est le cousin de ma belle-mère qui m’a tout appris. À son départ en retraite en 2018, j’ai racheté le fonds de commerce ». 

 

Votre métier représente-t-il une vraie passion ? 

« Oui, je trouve qu’il représente une vraie passion. Ce n’est pas comme quand j’étais salarié où je sortais à 17h et je passais à autre chose, là c’est différent. Je cogite le soir sur comment je vais faire pour le lendemain ».

 

Quelle est votre plus grande fierté dans votre travail ?

La plus grande fierté de Krisztina est d’être toujours là aujourd’hui car les débuts n’étaient vraiment pas évidents pour elle. Elle ne connaissait ni le métier de tapissière, ni celui de cheffe d’entreprise. « Je ne connaissais rien au niveau des fournisseurs, des devis, des factures, … Cela fait 5 ans que j’ai repris l’entreprise et c’est ma plus grande fierté. » 

 

Quels conseils donneriez-vous aux femmes qui souhaitent se lancer dans le monde de l’entrepreneuriat ? 

« Surtout, il ne faut pas avoir peur, moi j’ai souvenir qu’au début j’ai eu peur. Je me demandais si j’allais réussir. Il faut juste regarder devant soit, et faire petit à petit tous les jours pour apprendre et aller de l’avant. »

Béatrice Chauffour

Béatrice Chauffour est à la tête de l’entreprise Avilachaud, spécialisée dans l’aménagement et la rénovation de remorques. Cependant, elle se diversie et propose de nombreux services dans son entreprise. « Le fil conducteur de mon entreprise c’est le travail du métal et de la carrosserie industrielle ; c’est-à-dire qu’on répare les véhicules mais on fabrique et aménage également des remorques sur-mesure. Nous faisons également des portails, des gardes-corps, on répare des bens agricoles ».

 

Pourquoi être passé du monde salarial au monde de l’entrepreneuriat ? 

Béatrice travaillait beaucoup en région parisienne, puis à Lyon elle rencontre son mari.

Leur relation était donc à distance pendant plusieurs années jusqu’au jour où Béatrice en a eu marre et a souhaité trouver un métier plus proche de son mari et sa famille. « À 40 ans, je me suis dit qu’il fallait que je trouve un métier plus proche. J’ai cherché un certain temps, puis j’ai trouvé cette entreprise qui m’a parue comme une évidence car elle comprend à la fois le côté ludique et technique. Je me suis donc lancé en 2013, il y a 14 ans ». 

 

Quelle est votre plus grande fierté dans votre travail ?

La plus grande fierté de Béatrice dans son travail aujourd’hui est de voir que cela fonctionne « financièrement et humainement ». Mais aussi, son entreprise se développe de plus en plus, ce qui lui permet d’obtenir de nouveaux clients chaque jour. « Chaque année, j’essaye de trouver des petits axes de développement pour l’entreprise comme un service de création de cartes grises, des nouveaux partenariats avec les clients ou encore un atelier de flexible hydraulique ». 

Charlotte Blinet

Charlotte est une jeune entrepreneuse de 24 ans qui a ouvert sa boucherie/charcuterie il y a deux ans dans la Creuse. Son compagnon et elle, ont également un camion itinérant pour faire des tournées dans les communes aux alentours. « J’ai commencé à 15 ans par un BP en charcuterie où j’ai obtenu un brevet professionnel en charcuterie. J’ai travaillé 2 ans en tant qu’ouvrière pour ensuite ouvrir mon magasin avec mon compagnon ».

 

Journée type :

« On ouvre le magasin à 8h, je fais le pâté et le saucisson et mon compagnon prépare sa viande et après on vend toute la journée ». 

 

Quels conseils donneriez-vous aux femmes qui souhaitent se lancer ? 

« Il faut y aller, il n’y a pas de raison que ça ne fonctionne pas. »

 

 

Émilie Deslandes

En 2018, Émilie a repris l’entreprise familiale SARL Deslandes avec son frère, une entreprise spécialisée dans la prestation de services agricoles. Ils sont également constructeurs de matériels agricoles et ont leur propre marque. À la base, Émilie est issue du milieu de l’hôtellerie/restauration puisqu’elle a un BTS option management et gestion. « Je voulais avoir mon propre restaurant, seulement l’entreprise familiale se développait de plus en plus et mes parents avaient besoin d’une personne pour la gestion. Je me suis donc perfectionnée avec une formation en école des managers, ce qui m’a permis de reprendre l’entreprise en 2018. »

 

Votre métier représente-t-il une vraie passion pour vous ? 

« Oui, il n’y a pas un jour qui se ressemble et je vais embaucher tous les jours dans la bonne humeur. Il y a beaucoup de challenges à relever donc c’est vraiment très intéressant. Tous les jours sont différentes, je peux aller donc sur le terrain, faire de la logistique pour la prestation de service par exemple ou alors je peux partir en voyage à l’étranger pour voir des fournisseurs ; ou encore rester dans mon bureau pour faire des prévisionnels au niveau du financier. Aujourd’hui, nous sommes 16 à travailler dans l’entreprise. »

 

Quels conseils donneriez-vous aux femmes qui souhaitent se lancer dans le monde de l’entrepreneuriat ? 

« Il ne faut pas se laisser intimider et il faut faire preuve de pugnacité. »

 

Que pensez-vous de ce projet ?

 « Je trouve que ce projet est super, car il met en lumière l’entrepreneuriat des femmes. Cela peut permettre de lever les freins de certaines femmes qui souhaitent se lancer et pour qu’elles deviennent elles-mêmes entrepreneuses. Si ce projet donne envie à des femmes de se lancer, ça sera pari gagné ». 

 

Marceline Smeteck

Marceline Smecteck est une entrepreneuse fleuriste depuis 10 ans à Bordeaux et agricultrice à la tête de la ferme florale « Au Champ Tigré ». Elle vend des fleurs à sa boutique, mais elle organise également la décoration pour de nombreux évènements comme des mariages. 

 

Marceline et son mari, produisent des fleurs sous les labels « Fleurs de France et Plante Bleue ». Leur philosophie est de répondre à une demande croissante des clients d’acheter des fleurs qui ont été cultivées en respectant l’environnement et à proximité de chez eux. 

Cela répond également à une demande de société plus globale qui est de respecter la nature. La stratégie est de produire une cinquantaine de fleurs tout en se concentrant sur quelques variétés à fort potentiel de production et commercial. Ils vendent à des fleuristes, des grossistes mais aussi directement aux particuliers. 

 

La boutique de Marceline, est un avantage considérable qui permet d’écouler des volumes de fleurs importants. De plus, ils connaissent la majorité des fournisseurs et des revendeurs. 

 

 

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